Des idées par et pour les francophones pour la relance économique ontarienne

Ottawa, le 28 mai 2020 – Appuis financiers. Achat local. Plus de télétravail et de services et d’affaires en ligne. Réouverture de l’économie avec la francophonie comme un levier économique. Ces thèmes ont été mis en avant par les répondant.e.s au dernier sondage de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), celui-ci portant sur la relance économique de l’Ontario.

Entre les 15 et 24 mai, 210 organisations franco-ontariennes provenant du milieu des organismes à but non lucratif (94), des entreprises et des gens d’affaires (79) et de l’institutionnel (37) ont répondu à un questionnaire de 11 questions portant sur la relance économique. Ce sondage, une création de l’AFO, n’aurait pu voir le jour sans la collaboration du Conseil ministériel consultatif sur la relance économique francophone, le Regroupement des gens d’affaires, le Club canadien de Toronto et Entreprise Niagara.
Le rapport du sondage ainsi que ses données ont été partagés mardi au Conseil ministériel consultatif sur la relance économique francophone de la ministre des Affaires francophones et sera acheminé à plusieurs parties prenantes au cours des prochains jours.

« Notre premier sondage sur les impacts de la COVID-19 sur nos organismes nous a grandement aidés à appuyer nos organisations jusqu’ici et nous souhaitons que celui-ci alimente les gouvernements en vue de la relance et leur permette d’aborder celle-ci avec une lentille francophone. Les résultats démontrent que plusieurs de nos organisations, tant des milieux communautaires, privés qu’institutionnels, ont besoin d’appui de leurs gouvernements. Cette crise leur aura également permis de développer de nouvelles pratiques qui pourront être conservées dans la période post-COVID », a dit le président de l’AFO, Carol Jolin.
Voici quelques faits saillants du sondage :

Près d’une organisation franco-ontarienne sur trois ne pourra plus fonctionner dans les conditions actuelles d’ici six mois et une sur deux ne pourra plus fonctionner d’ici un an. Cette donnée passe à quatre sur dix dans un horizon de six mois pour les organisations du Nord et l’entreprise privée. De l’autre côté du spectre, près de trois organisations sur dix croient pouvoir continuer indéfiniment leurs activités dans les conditions actuelles.

Trois organisations sur quatre ont vu leur organisation transformée par le télétravail et près de trois organisations sur dix souhaitent conserver et pérenniser cette pratique. De plus, 8 % des organisations franco-ontariennes offrent désormais des services, des activités et de la vente en ligne, une nouvelle pratique qu’elles souhaitent pérenniser.

Selon près d’une organisation franco-ontarienne sur cinq, le gouvernement (de l’Ontario) devrait mobiliser les ressources, réseaux et entreprises francophones lors de la relance et miser sur le bilinguisme.

Lors du déconfinement, les organisations franco-ontariennes s’attendent à recevoir des consignes claires de la part des gouvernements sur la réouverture des organismes et entreprises, veulent un accès au matériel de protection, souhaitent que les gouvernements informent et rassurent la population et que le gouvernement de l’Ontario continue de tester les gens à la COVID-19. De plus, près d’une organisation sur dix croit que les gouvernements devront miser sur l’achat local lors de la relance.

En partenariat avec Ontario NonProfit Network et la Fondation Trillium de l’Ontario, l’AFO est déjà en train de préparer un troisième et dernier sondage sur la COVID-19, qui sera distribué en juin, pour dresser un portrait des organisations à but non -lucratif francophones, bilingues et anglophones à travers la province trois mois après le début du confinement.