« Les deux gouvernements doivent réellement se parler » – Carol Jolin

Ottawa, le 7 février 2019 – Comparaissant devant le Comité permanent des langues officielles, les sous-ministres des Affaires francophones et de la Formation, des Collèges et Universités, Mme Marie-Lison Fougère et M. George Zegarac, ont confirmé que les décisions de ne plus financer l’Université de l’Ontario français (UOF) et de transférer le Commissariat aux services en français (CSF) n’ont pas été prises, à leur connaissance, par leurs ministères respectifs et qu’aucune étude sur les impacts économiques de l’institution universitaire n’a été faite.

« Personne (au sein du gouvernement) ne s’oppose au fait qu’il y a un réel besoin » de programmes postsecondaires en français dans la région de Toronto, a dit M. Zegarac, ajoutant qu’il y a 110 000 étudiant.e.s dans le réseau scolaire francophone et 200 000 en immersion.

À la lueur des témoignages des sous-ministres, ces deux décisions ont été prises sans prendre en compte leur impact sur la communauté franco-ontarienne et que ces choix ont été faits à un niveau supérieur.

« L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) fait appel aux gouvernements du Canada et de l’Ontario pour entamer des discussions dans les plus brefs délais dans le but d’assurer la vitalité à long terme de l’université et pour lui permettre d’ouvrir ses portes en septembre 2020. Les sous-ministres ont affirmé que la décision était purement financière et non pas contre la communauté franco-ontarienne », a dit le président de l’AFO, Carol Jolin.

Qu’a-t-on appris?

– La sous-ministre des Affaires francophones n’a pas été consultée et n’a pas participé à la décision de transférer le CSF vers le bureau de l’Ombudsman.
– La sous-ministre des Affaires francophones n’a pas accès à des documents démontrant les économies provenant du transfert du CSF vers le bureau de l’Ombudsman.
– Le ministère de la Formation, des Collèges et Universités n’a pas été avisé de la décision de couper le financement de l’UOF avant la présentation de l’énoncé économique.