#UniversitéFO : Un appui de principe et des enjeux cruciaux à adresser

Ottawa, le 6 septembre 2017 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) accordent leur appui conditionnel au rapport du Conseil de planification pour une université de langue française (rapport).

Plus tôt aujourd’hui, les présidences des trois organismes partenaires ont envoyé une lettre à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, l’hon. Deborah Matthews, et à la ministre aux Affaires francophones, l’hon. Marie-France Lalonde, afin de leur transmettre leur position et leurs inquiétudes face au rapport. Dans cette correspondance, les partenaires disent se réjouir que le gouvernement reconnaît deux principes chers à la communauté franco-ontarienne figurant au coeur du rapport.

« Il y a des éléments très intéressants dans ce rapport. La réflexion du conseil de planification sur le Conseil de gouvernance et le Sénat de l’Université de l’Ontario français ainsi que sur son indépendance mérite une appréciation sincère. De plus, en mettant sur pied le Carrefour francophone des savoirs et de l’innovation, les francophones et francophiles auront leur quartier où se rassembler et exceller dans la métropole économique du pays », a dit le président de l’AFO.

Afin de bénéficier de son appui, la communauté franco-ontarienne demande au gouvernement de répondre à ses grandes préoccupations et aspirations dans le mandat du comité de mise en œuvre, dont le gouvernement a annoncé la création la semaine dernière.

« Le comité devra combler des lacunes importantes qui compromettent la viabilité à long terme de l’Université, dont l’enjeu de l’exclusivité des programmes universitaires en français à Toronto. La gouvernance “par et pour” à l’ensemble de la province doit également être au cœur de son mandat. Notre appui en dépend », clarifie Josée Joliat, co-présidente du RÉFO.

En vue de maximiser le potentiel certain de l’université, les partenaires et la communauté demandent au gouvernement de l’inclure dans le comité de mise en oeuvre.

« Le comité de mise en œuvre devra compter sur des membres jeunesses et communautaires nommés par les partenaires ainsi que des universitaires franco-ontariens maîtrisant le dossier de l’université. C’est en impliquant la communauté dans le projet de l’Université de l’Ontario français qu’elle atteindra la vision qu’elle s’est donnée pour 2025 », a conclu Pablo Mhanna-Sandoval, président de la FESFO.