Le fédéral doit jouer un rôle de leadership

Ottawa, 29 novembre 2018 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) applaudit l’attention que portent les chefs des partis politiques fédéraux aux coupes proposées à l’Université de l’Ontario français et au Commissariat aux services en français. Les chefs de partis ont raison de s’inquiéter des compressions visant la francophonie ontarienne puisqu’elles risquent d’avoir un impact majeur sur les minorités de langues officielles dans l’ensemble du pays.

Selon Carol Jolin, président de l’AFO, « Les communautés de langues officielles en milieu minoritaire de partout au pays nous demandent d’être un rempart en ne cédant pas nos acquis ». Il ajoute: « Lorsque les droits des francophones de l’Ontario – la province regroupant le plus grand nombre de francophones après le Québec – sont brimés, ce sont les droits de toutes les minorités de langues officielles du Canada qui sont menacés. »

Le dossier prend de l’ampleur à l’échelle du pays. Des manifestations s’organisent dans plusieurs provinces et territoires canadiens en solidarité avec les francophones de l’Ontario.

Les Franco-Ontariens sortiront en grand nombre le 1er décembre prochain pour clamer haut et fort leur mécontentement face aux décisions du gouvernement de l’Ontario. Il y a 40 points de rassemblement à l’échelle de la province. Plus de 2 000 personnes sont déjà inscrites à la manifestation ayant lieu au monument des droits humains au centre-ville d’Ottawa. Ils seront en compagnie de la ministre canadienne de la francophonie, Mélanie Joly.