L'Université de l’Ontario français, un potentiel économique et social énorme pour l’Ontario !

Ottawa, le 19 juin 2019 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) publie aujourd’hui un rapport sur l’importance de l’Université de l’Ontario français (UOF) pour la province. Selon les résultats de cette étude exploratoire, l’UOF a le potentiel de générer des retombées économiques et sociales d’envergure.

Le rapport, qui a été effectué par la firme PGF pour le compte de l’AFO, se base sur des informations provenant de l’Université de l’Ontario français et de trois universités de taille modeste – les universités de Moncton, Nipissing et Brandon. Les données comparatives portent à estimer la contribution potentielle de l’UOF au PIB de l’Ontario à entre 56 et 79 millions de dollars en 2024-2025 et pourrait représenter environ 400 emplois d’ici 2027-2028.

Dans les conditions actuelles, le rapport rappelle que l’étude Malatest prévoit une pénurie de quelques 170 000 diplômés universitaires pouvant s’exprimer aisément en français dans le Centre-Sud-Ouest d’ici 2030. On constate déjà que deux employeurs sur trois ayant besoin d’une main d’oeuvre bilingue et scolarisée ont de la difficulté à combler des postes.

« La difficulté de pallier à la demande de professionnel.le.s pouvant s’exprimer en français représente un manque à gagner non négligeable pour la province de l’Ontario. L’aspect francophone est un avantage et une opportunité pour le gouvernement de l’Ontario de diversifier son économie au niveau local, provincial et international. Mais pour cela, il faut se donner le moyen de nos ambitions » a commenté le président de l’AFO, Carol Jolin.

Toujours selon le rapport, la mise en oeuvre de l’UOF permettrait au gouvernement provincial de s’acquitter de ses obligations légales tant au niveau de l’enseignement que dans le cadre, plus large, des services offerts en français en Ontario. De plus, il souligne le modèle d’affaire novateur de l’UOF : il mise sur un éventail de moyens et d’approches (partenariats, technologies, approche transdisciplinaire, services partagés, etc.) qui assurent à l’UOF une agilité qui est hors de la portée des universités existantes dans la région.

Faits saillants :

Selon le modèle d’affaires adopté par l’UOF, le nombre d’étudiants serait de 348 en 2020-2021 et pourrait atteindre plus de 1 000 étudiants temps plein dès 2023-2024, et plus de 2 000 étudiants temps plein en 2028-2029. La population pourrait atteindre 3 000 étudiants temps plein vers l’année 2032-2033.

En projetant les revenus de scolarité sur 2027-2028 pour une population de 2 000 étudiants, le rapport fait un estimé conservateur de 14,3 millions $ de revenus en droits de scolarité, 1,5 million de revenus reliés aux frais auxiliaires et 12,8 millions $ de subventions gouvernementales toutes catégories pour un total de 28,6 millions $.

La contribution de l’UOF au PIB de l’Ontario pourrait varier de 56 à 79 millions $ d’ici 2024-2025 en se basant sur les données de l’Université de Moncton.

Les retombées économiques totales potentielles générées par l’UOF pourraient être de l’ordre 198 à 240 millions $ en 2024-2025 en se basant sur les données de l’Université de Brandon.