Plan d’action : L’Ontario français interpelle le gouvernement du Canada

Ottawa, le 20 novembre 2017 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) demande au gouvernement du Canada de réinvestir de façon importante dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM). Son conseil d’administration a adopté à l’unanimité une résolution à cet effet lors de sa rencontre à Ottawa en fin de semaine.

Indiquant que le financement provenant du Plan d’action aux langues officielles est gelé depuis 2008, les administrateurs de l’AFO demandent au gouvernement du Canada de doubler l’enveloppe budgétaire destinée aux organismes. Ils demandent également que les transferts aux provinces et territoires pour les programmes de langue première soient doublés avec la reddition de compte appropriée.

« Le sous-financement chronique depuis une décennie a causé de nombreuses fermetures d’organismes et plusieurs réductions de services. La vitalité des  communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) a un impact direct sur la vigueur du bilinguisme au pays, une valeur chère au premier ministre du Canada. Le gouvernement fédéral n’a d’autre choix que d’agir », a dit le président de l’AFO, Carol Jolin.

De plus, les administrateurs de l’AFO déplorent le sous-financement des organismes francophones de l’Ontario par rapport à celui des autres provinces canadiennes. Représentant près de 54 % de la population francophone canadienne vivant en situation minoritaire, les organismes franco-ontariens ont reçu 23 % du financement de Patrimoine canadien destiné à la société civile en 2015-2016.

Pour pallier cette iniquité, l’AFO réclame du gouvernement du Canada que l’Ontario obtienne le tiers du financement de Patrimoine canadien destiné à la collaboration avec le secteur communautaire, et ce, sans sabrer dans les sommes investies dans les autres provinces.

« L’AFO comprend que l’Ontario reçoive moins per capita que les autres provinces, dont les plus petites. Par contre, le renouvellement du Plan d’action est le moment propice pour que le gouvernement du Canada établisse un meilleur équilibre dans son financement entre les provinces », a ajouté M. Jolin.