Protection des droits des minorités linguistiques, un pas dans la bonne direction !

Ottawa, 11 août 2020 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) se réjouit de la décision prise par la haute cour de justice du Québec relativement à la suspension de l’application de la réforme du gouvernement du Québec en ce qui a trait à la gouvernance des conseils scolaires anglophones.

L’AFO collabore depuis le début de ce dossier avec ses partenaires, dont QCGN et le milieu scolaire anglophone, afin d’éviter l’abolition des commissions scolaires anglophones au Québec. Ceci irait à l’encontre de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés et un recul en matière de gouvernance pour cette communauté linguistique.

Les centres de services vont à l’encontre du par et pour dans la gestion des écoles de la minorité anglophone québécoise. Ce modèle de gouvernance serait jugé inacceptable s’il était proposé en Ontario. Cette loi constitue un danger pour les communautés francophones en situation minoritaire avec la mainmise du gouvernement sur la gestion des conseils. En Ontario, comme dans les autres communautés francophones en situation minoritaire, l’absence de gestion par et pour amène de facto des décisions ne prenant pas en compte la lentille minoritaire.

« La validation de ce projet de loi aurait constitué un recul majeur pour les communautés francophones en situation minoritaire, car les différents gouvernements pourraient tester la jurisprudence créée par ce cas en enlevant la totalité ou un ensemble de droits sur la gestion des francophones en éducation. L’AFO se réjouit de cette décision et continuera de collaborer avec ses partenaires pour assurer le maintien des droits des minorités linguistiques. », a déclaré le président de l’AFO, Carol Jolin.

L’AFO souhaite que le gouvernement du Québec n’aille pas en appel avec cette décision.