Une bonne avancée dans les dossiers, mais beaucoup reste encore à faire

Ottawa, le 9 mai 2019 – L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) est heureuse de constater que le Commissariat aux langues officielles partage son opinion sur la nécessité de moderniser la Loi sur les langues officielles.

Les 18 recommandations émises par le commissaire par rapport à la modernisation de la loi font écho aux changements préconisés par l’AFO et par la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) sur la nécessité d’assurer plus de cohérence dans la gouvernance des langues officielles, l’ajout de sanctions administratives pécuniaires pour les institutions fédérales fautives et le renforcement des droits, notamment sur l’offre active et l’accès à la justice.

Afin de favoriser l’efficacité d’une loi modernisée, il est essentiel que le prochain gouvernement confie sa mise en oeuvre au Conseil du Trésor afin de pallier au manque de coordination centrale, faille majeure de la loi. Elle doit également faire une plus grande place au “par et pour” et avoir plus de mordant.

Avec ce qui s’est produit en Ontario lors du fameux “Jeudi Noir”, l’AFO croit que la modernisation de la Loi sur les langues officielles est une excellente occasion de légiférer et de clarifier le droit à l’éducation postsecondaire pour les communautés de langue en situation minoritaire.

« Je suis satisfait que le Commissariat aux langues officielles abonde dans le même sens que l’AFO en ce qui concerne l’urgence de moderniser la Loi sur les langues officielles. Vous pouvez compter sur nous pour faire de cette modernisation un enjeu important de la prochaine campagne électorale. Les partis politiques se sont prononcés en faveur de cette modernisation, mais il sera intéressant de savoir comment ils souhaitent s’y prendre et quelles mesures ils souhaitent mettre de l’avant » souligne Carol Jolin.

L’AFO prend note du nombre de plaintes déposées auprès du Commissariat aux langues officielles, qui a atteint son plus haut niveau en dix ans. Le commissaire souligne que « le leadership provincial a perdu de vue les principes constitutionnels qui sous-tendent les droits linguistiques », ce qui peut expliquer en partie l’augmentation du nombre de plaintes déposées et la prise de conscience du pays sur l’importance de ses langues officielles.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) est l’organisme rassembleur et la voix politique de la francophonie de l’Ontario. Elle a pour mandat de concerter la collectivité francophone de la province et agit comme porte-parole, entre autres, pour revendiquer les droits des 744 000 Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes.